Être riche ou roi ?

Être riche ou roi ?

Telle fut la question que William (Bill) Aulet nous a posée lors de la formation (Québec croissance technologique) que la fondation de l’entrepreneurship du Québec offrait en collaboration du Sloan Management School du MIT.

Cette formation s’adressait exclusivement à des présidents(es) d’entreprises technologiques du Québec qui présentaient une capacité de croissance importante sur les marchés mondiaux. Pour y être choisis, nous devions croire et prouver que nous pouvions connaître une croissance importante dans les années à venir.

Tous les membres de cette formation avaient une incroyable assurance en leur capacité tout en étant incertains des moyens dont ils allaient avoir besoin pour y accéder ainsi que des obstacles qui jalonneraient leur chemin pour s’y rendre. Pour moi, un entrepreneur possède une confiance inébranlable en ses objectifs tout en ayant une idée très vague sur ce qu’il devra faire pour atteindre ses objectifs.

La formation Québec croissance technologique (qui malheureusement n’existe plus pour cause de manque de financement public) avait pour objectif de donner à ses élèves de nombreuses réponses sur les moyens et approches à entreprendre pour atteindre nos objectifs corporatifs. Et la question de Bill était en partie la base de cette formation : être riche ou roi?

Selon Bill, il existe deux types d’entreprises en technologie. Il y a les entreprises technologiques qui connaissent un certain succès sur un territoire donné (habituellement une province/état, un pays ou deux). Cette entreprise est dirigée par une personne, souvent le fondateur, qui contrôle et connaît l’ensemble de ses activités commerciales et de ses produits. Ce type d’entreprise permet à son dirigeant de se tirer un revenu fort décent.

Selon Bill, ce dirigeant est un Roi. Il connaît son royaume, ses produits et ses employés. Ce type d’entreprise est aussi appelée chez nos amis américains un Lifestyle company, une compagnie qui permet de maintenir un style de vie. Un peu surpris de comprendre que cette définition répondait à celle de la presque totalité des compagnies de mes confrères et consoeurs de notre cohorte.

Maintenant, couvrons l’autre partie de la question; être riche. Bill définit être riche, par une compagnie, dont le dirigeant possède une approche produit/service qui bouleverse ce qui se fait actuellement sur le marché mondial. C’est une compagnie qui, par son produit/service, pourra avoir un impact sur la majorité des principaux marchés mondiaux, car il va les bouleverser.

Être riche implique aussi que le dirigeant acceptera de ne pas être un roi, donc que ce dernier devra partager la valeur de sa compagnie avec d’autres actionnaires (des investisseurs) et d’autres dirigeants qui, ensemble, auront et se partageront les destinées de l’entreprise. Il devra aussi savoir que ces derniers, malgré qu’ils désirent la même chose – voir grandir l’entreprise- auront un calendrier qui pourra déranger quelques entrepreneurs qui auraient préféré rester des rois.

Donc pour être riche, il faut que votre compagnie puisse avoir un produit/service qui pourra bouleverser la donne dans un marché mondial et qui aura la capacité de permettre une grande évaluation financière et que vous acceptiez de partager la richesse et les pouvoirs. Je veux être riche…

 

 


voxlog

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